Tendance crédit immobilier : vers une remontée des taux d’emprunt

Les analystes et les spécialistes s’accordent pour prévoir une remontée des taux pour les prêts immobiliers. Après avoir connue une baisse successive et un marché immobilier attractif avec des ventes records, la tendance pour les crédits immobiliers 2019 n’est plus aussi engageante.

Crédit immobilier : les causes d’une remontée des taux d’emprunt ?

Le Crédit Agricole estime que les taux d’Obligations assimilables au Trésor atteindront 1,15 % à la fin 2018 et 1,55 % en décembre 2019. Cette hausse est toutefois prévue très mesurée, les taux ne vont donc pas subir des changements importants. Cette hausse est due notamment à la concurrence entre les organismes prêteurs. En effet, ces derniers ont toujours proposé les taux les plus attractifs à leurs clients.

Les causes de cette hausse des taux d’emprunts immobiliers sont principalement d’ordre macro-économique. En effet, la politique de la Banque Centrale européenne connaît une évolution. La BCE emploie trois leviers pour rendre favorables ou non les ouvertures d’emprunts immobiliers. L’un des indicateurs est la baisse du taux indicateur. La valeur de ce dernier incite les banques à accorder ou non un prêt. Il y a aussi le refinancement, il s’agit ici de l’introduction de nouvelles ressources dans les organismes de la BCE et enfin le quantitative easing. Ce dernier consiste à acquérir des titres de pays étrangers sur les marchés financiers afin de faire une injection de monnaie dans l’économie. C’est sur ces trois leviers que la BCE s’est appuyée pour faciliter l’accès à un emprunt jusqu’à maintenant. Cependant, la BCE va se tourner vers une politique restrictive en 2019. Cela obligera donc les banques à augmenter leurs taux de prêts immobiliers.

Les conséquences de la hausse des taux de crédits

Avec la remontée des taux de crédits immobiliers, il est fort probable que les prix des habitations connaissent une légère hausse. Cette situation entraînera logiquement une baisse sur l’acquisition des biens dans l’ancien. Pour l’année 2019, il faut donc prévoir environ 6 % de recul de volume de transactions. Il sera également possible de constater une hausse des droits de mutation à titre dispendieux. Il est à noter que le premier ministre avait annoncé en mai 2018 une hausse de 2 points concernant les droits de mutation. Cette proposition visait à aider les collectivités locales. Ces dernières seront cependant privées de la taxe d’habitation prochainement. Cette hausse des taux servira également au recentrage du prêt à taux zéro, de la loi Pinel et de l’arrêt de l’APL « accession »qui a entraîné une baisse des ventes en 2018.

Au regard de tous ces indicateurs, il semble très opportun, pour ceux qui en ont les moyens, de faire une acquisition dans les plus brefs délais pour pouvoir encore profiter de taux attractifs.